Il faut prendre les occasions quand elle passe. Sans qu’on le sache, de bons moments nous sont réservés. Comme ce petit voyage à Québec. La famille et moi y allons par pur plaisir et par presque obligation. Je m’explique. Belle-môman s’ennuie des petits et dans sa subtilité victimisante légendaire, elle l’a laissé savoir à mon copain. Alors, culpabilité oblige de descendre dans la vieille capitale.
Direction chez Belle-môman qui nous attend, sauf moi, évidement. C’est le résultat d’une relation que je qualifierais de catastrophique. Mais ça, c’est une autre histoire. Donc, j’y dépose les gars, la petite puce (si tu as soif, tu prendras le biberon) et mon chum. Il me dit de venir le chercher vers 19h.
15h36, timing parfait pour un film!
Mercredi après-midi. Il est 16h. Seule devant un écran géant. Même la salle m’attendais; le prix d’entré à la baisse, ambiance tamisée, un moment d’intimité. Rien de mieux que de titiller son invitée avec quelques bandes annonces avant le vrai spectacle. Enfin seule avec mon amant pour le trois prochaines heures: Quentin.
Est-ce pour assouvir mon petit côté psychopathe en moi? Le contenter l’instant d’un film afin qu’il se rendort tranquillement dans son petit coin, là où je préfère qu’il reste? À psychanalyser possiblement, mais pas maintenant.Le commando des Bâtards, signé mur à mur Tarantino. Histoire de vengeance mêlée a des critiques sociales subtiles enrobées d’humour noir, jaune, rouge… nommez-les, elles y sont toutes. Mon amant va là où le film typiquement américain ne peut aller. Nouvelles émotions, nouvelles sensations, extrême parfois, quoique sortir du chemin battu, ça fait du bien. Il est 19h, je suis satisfaite.
Le sourire au lèvre, détendu, je profite de Québec avec mon amoureux et ma petite puce. Les gars sont en otage chez Belle-môman, elle s’est trop ennuyée. Nous avons deux jours devant nous. Qu’est-ce qu’on fait?

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